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#02 – Laurence Fischer : la championne de karaté qui répare les femmes

#02 – Laurence Fischer : la championne de karaté qui répare les femmes

Cet épisode nous a secouées. Laurence nous y donne ses conseils d’athlète de haut niveau pour gérer son stress et mieux aborder la compétition. Mais elle nous livre aussi un message exceptionnel de détermination, de don de soi et de joie de vivre. Elle est de ces personnes qui vivent dix vies en une, et qui voudraient pourtant en vivre 100 autres. Laurence c’est la philosophie du zen qui rencontre le soleil… ça fait des étincelles.

De quoi ça parle ?
Laurence débute le karaté à douze ans. Quatre ans plus tard, elle s’entraîne déjà en équipe de France. C’est le début d’une carrière au palmarès exceptionnel : trois fois championne du monde, sept fois championne d’Europe. Laurence nous raconte comment le karaté a bouleversé sa vie, en l’obligeant à sortir de sa bulle pour rencontrer l’autre, elle qui était si timide et sensible. Elle nous parle de la philosophie du zen, des lectures qui ont changé sa vie et lui ont forgé un mental hors du commun.

« Sur le tatami, je n’ai jamais été intéressée par la performance, mais par la rencontre de l’autre. »

Laurence Fischer est inclassable. En 2003, alors au sommet de sa carrière mondiale, elle réussit le concours d’entrée en école de commerce à l’ESSEC. Mais très vite, elle répond à l’appel de l’engagement et part à Kaboul, quatre ans après le début de la guerre en Afghanistan, pour y entraîner la toute jeune équipe féminine afghane de karaté. En 2013, elle croise la route d’un homme, le Dr. Denis Mukwege, le gynécologue congolais qui répare les femmes victime de viols, qui sera nommé prix Nobel de la paix quatre ans plus tard. Bouleversée par ce qu’il a entrepris, elle décide de s’associer à lui pour lancer un programme d’accompagnement unique : persuadée des vertus thérapeutiques du karaté, elle veut l’enseigner à ces survivantes congolaises, toutes victimes d’une guerre qui utilise le viol comme arme massive. Pour Laurence, le karaté peut les reconnecter à leur corps, et les aider dans leur chemin de résilience.

Elle poursuit ses actions en France, à la maison des femmes de Saint-Denis, en venant cette fois en aide aux femmes victimes de violence conjugales et fonde l’association Fight for Dignity.

Laurence Fischer est depuis un an représentante des sports pour le ministère des Affaires Etrangères.

La personne qui l’inspire ?
Le Dr. Denis Mukwege, « l’homme qui répare les femmes ». Il a reçu le prix Sakharov en 2014 et le prix Nobel de la paix en 2018 pour son combat contre les mutilations génitales pratiquées sur les femmes en République Démocratique du Congo. Mais aussi tous les héros du quotidien, que la crise sanitaire du coronavirus met en lumière.

Ses lectures ?
Le Zen dans l’art chevaleresque du tir à l’arc, Eugen Herrigel : c’est ce livre sur le zen qui marque un tournant dans sa gestion du mental, elle qui intellectualisait trop ses combats ;

– Les romans de Joseph Kessel et ceux de Christophe de Ponfilly, grand reporter spécialiste de l’Afghanistan.

Comment contacter et soutenir Laurence ?
Pour soutenir Laurence, rendez-vous sur le site www.fightfordignity.net qui relaye leur appel aux dons. Nous saluons Lisa Demorgny et Sabine Salmon de cette merveilleuse équipe ! 

Nous avons aussi parlé de :
– La fondation Panzi créée en 2008 en République Démocratique du Congo par le Dr. Denis Mukwege pour reconstruire psychologiquement et physiquement les victimes de violences sexuelles ;

– La Maison des femmes de Saint-Denis et Dr. Ghada Hatem, Samanta Vigne, psychoclinicienne et Iris Trinkler, enseignante-chercheuse en neuropsychologie à Strasbourg.

– L’atelier Bilum qui donne une seconde vie à des matières récupérées, notamment des kimonos.

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